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  • Photo du rédacteurSophie Charbit Gabrielle

Et que monte la sève !

Dernière mise à jour : 20 févr.

La rime se pose là, le rythme entraine la prose

Épouse d'un matin de plus, ou bien de moins

Les deux pieds sur les freins, debout je me cadense

Pour arrêter la course, un moment de silence

Contempler la grande ourse, l'espace d'une danse

Frôler l'éternité ...

Il faut que çà s'arrête, ruminations désuètes

Le temps coule dans mes veines, infatigable bête

Sortir de cet enfer, cet élan qui m'entraîne

Dans un siphon de peine, de jalousie, gang reine

Me dévoiler sans peur, oser être sincère

Que peut-il arriver, qui soit pire que me taire ?

Ne plus plaire à tous prix en attendant les « oui »

C'est de çà qu'il s'agit, je n'suis pas un produit

Je fais le lait le sang, quoi de plus puissant

J'engendre sous la lune depuis la nuit des temps

M'affranchir du confort,

D'la langueur sans ressort

Pourquoi s'évertuer ? le tout est déjà là

Courir après les autres au lieu d'aller vers soi

Paradoxe, confusion, intox, agitation

Ma langue sent le fiel, mes papilles veulent le miel

Regarder en arrière, pourquoi faire ? c'est vain

Les mémoires sont ancrées comme une vis sans fin

L'histoire est à créer, modeler, continuer

Ce passage éphémère, l'accepter volontiers


Le confort et les gains sont des appâts factices

qui font croire à certains que le bonheur existe

Acheter, amasser, entasser, exposer

Les objets et briller le torse là, bombé

Misérable dessein !

Misérables faquins !

De cette glue puante, je m'extirpe haletante

L'ivresse des hauteurs m'implore là, hurlante

Mais les deux pieds sur terre, je veux rester confiante

Le papillon m'appelle autant que l'amarante

Je ne suis pas seule, nous sommes des millions

En action, résistants au destin moribond

Excédés par ces hordes qui nous poussent au trépas

Le poète et sa rose dans les livres sont cois

La tâche est colossale, mais le colosse d'argile

Grain de sable on le sait, enraye la machine

L'horizon inconnu n'entrave pas l'ardeur

Le désir d'un destin plus grand que toutes les peurs

Hâte toi mon ami e, enfourche ta monture

Il est le temps venu de panser tes blessures

Il est le temps d'oser les folies que tu rêves

Allume les flambeaux et que monte la sève !

Allume les flambeaux et que monte la sève !

@Gabie la Rose



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